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BOURBON L'ARCHAMBAULT
Ville du département de l'Allier

Code Postal : 03160 - Population : 2700 h. (environ)
Altitudes moyennes : 215 m. - 321 m.
Habitants :
les Bourbonnais et les Bourbonnaises
Mairie :
Téléphone04 70 67 00 08

 

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• LA VILLE


Le Casino

Le nom de cette ville évoque à la fois le dieu Celte Borvo, protecteur des thermes, et les premiers sires de Bourbon, les Archambault.  Ses eaux appréciées depuis les Romains, jaillissent à 55° et leurs effets sont recommandés dans le traitement des rhumatismes, les paralysies et la rééducation fonctionnelle. Remises à la mode par Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, les eaux de Bourbon attirèrent, à la suite, nombre de personnes les plus illustres du XVIIème siècle, dont Mme de Montespan, favorite du Roi Soleil, qui y mourut, disgraciée, en 1707.
Trente ans durant, Charles Maurice de Talleyrand-Périgord passa le mois d'août  dans la cité, trouvant dans les eaux de la station prises en douche et en bains le meilleur gage de l'entretien de sa bonne santé. Sa piscine particulière perpétue encore aujourd'hui le souvenir de son passage sous le nom de "Bain du Prince"...

L'agglomération antique de Bourbon se trouvait dans la cité des Bituriges et dépendait ainsi à cette époque de Bourges (Avaricum). La ville est traversée par plusieurs voies romaines reliant Bourges à Autun, Lyon et Clermont-Ferrand. Traces d'un ancien temple dédié à Apollon (à l'emplacement de l'église Saint-Georges).

Ancienne capitale de la seigneurie de Bourbon (avant Moulins), la ville doit son nom à ses seigneurs, dont neuf portèrent le nom d'Archambault, pendant une période qui alla du Xème au XIIème siècle (le 1er vivait en 959 ; le second en 1018 ; le 3ème en 1064 ; le 4ème en 1075 ; le 5ème en 1096 ; le 6ème en 1099 ; le 7ème en 1177 ; le 8ème en 1200 ; le 9ème en 1249). Le bourg fut doté d'une puissante forteresse, agrémentée de quinze tours. Elle fut utilisée jusqu'au XVème siècle. Au XVIIème siècle, on redécouvrit les sources thermales, qui sont toujours en activité aujourd'hui. Au XIXème siècle, la forteresse fut presque entièrement rasée. Heureusement, trois tours furent sauvées grâce à l'action du poète Achille Allier. Pendant la Révolution française, la ville prit le nom de Burges-les-Bains, rappelant à la fois la petite rivière qui traverse la commune et l'activité thermale qui en faisait la réputation.

HISTOIRE

Les trois dynasties de Bourbon

La première étaient les sires de Bourbon, qui s'éteignirent par les mâles en 1171, puis par les femmes en 1216. Leurs armoiries sont: "D'or au lion de gueules, et à l'orle de huit coquilles d'azur". Par le mariage de la dernière descendante de cette famille, Mahaut de Bourbon avec Guy de Dampierre, cette terre passa à une branche d'une des familles de Dampierre en 1196. Le fils de Guy de Dampierre et de Mahaut de Bourbon, Archambaud VIII, prit le nom et les armes de sa mère, de Bourbon, ainsi que ses descendants, éteints vers 1287: la Maison de Bourbon-Dampierre s'éteignit par les mâles en 1249 puis par les femmes vers 1287. Par le mariage de la dernière de cette famille, Agnès de Bourbon-Dampierre (morte vers 1287), avec Jean de Bourgogne (1231-1267), cette importante seigneurie passa à leur fille Béatrice de Bourgogne (1257-1310), dame de Bourbon, puis à son mari Robert de Clermont (1256-1317), dixième et avant-dernier enfant de saint Louis, ainsi possédant la terre de Bourbon par "le droit de la femme (de iure uxoris). La troisième maison de Bourbon accéda au trône de Navarre en 1555 puis au trône de France en 1589 par Henri IV. Ses armoiries sont : d'azur, fleurs-de-lys d'or sans nombre, l'écu brisé d'un bâton ou cotice de gueules, brochant sur le tout, avec couronne de fils de France.
L'appellation maison de Bourbon fut ensuite été reprise pour qualifier la maison de France tout entière, officiellement depuis le 29 juin 1768, date de décès d'Hélène de Courtenay (1689-1768), avec laquelle s'éteignit la branche de Courtenay, extinction qui faisait de la maison de France la seule branche dynaste issue des ducs de Bourbon.

• PATRIMOINE

Nouveau Parc, Jardin de Montespan

Le Bourbonnais rejoignit la couronne de France en 1531, quelques années avant l’accession au trône de la maison des Bourbons, en la personne d’Henri IV. La fin d’une époque pour la cité. Le château fut délaissé au profit de la cour parisienne. Cependant, les élites en firent un lieu de villégiature et de soins très couru. Après la guérison de Monsieur, frère de Louis XIII, ce dernier ordonna des travaux de captage et la construction d’un établissement de bains, le Logis du Roy, sis place des Thermes et actuel Office de Tourisme. Trois puits et des bassins furent pratiqués pour offrir plus de confort. Le règne de Louis XIV marqua l’apogée des Thermes. Parmi les curistes, on remarqua Boileau, Mme. de Sévigné, le Grand Condé et surtout fidèle parmi les fidèles, Mme de Montespan. La favorite du roi, encore en cour lors de son premier séjour, vint fréquemment à Bourbon L'Archambault ;  la cité, le temps d’une saison, devenait alors une annexe de Versailles, avec ses rumeurs, ses petits scandales et ses grands secrets.
Le parc offre, au Nord-est, une vue magnifique sur le promontoire où s'élevait jadis l'imposante forteresse, protégée par vingt tours. La rue des Trois Maures le relie au parc de l'établissement thermal traversé par les Allées Montespan.

Le Château

Louis II de Bourbon fit du château de Bourbon, une véritable demeure princière dont il ne reste, depuis sa démolition à partir de 1793, que les trois tours du Nord. Chacune d'elles possède deux salles voûtées de belles ogives. On peut accéder à leur sommet par un escalier à vis, et bénéficier ainsi de vues différentes sur les alentours. Du sommet de la tour de gauche (Vierge Noire, cadran solaire, jacquemart) la vue s'étend sur la ville, l'étang avec son moulin et le Bourbonnais). Tête de pont du duché d’Aquitaine face au royaume de France, Pépin, dit le Bref, réduisit la première forteresse établie là.
A l’aube du millénaire, la ville échoit aux Bourbons, qui bâtissent un formidable château. Nanti de 24 tours, baigné par les eaux d’un étang de 35 hectares, il ne fut jamais pris. Dans l’enceinte, une chapelle accueillait les saintes reliques " Fragments de la Vraie Croix ", "Épine de la Sainte Couronne" ramenées des croisades. Une seconde chapelle, copie conforme de celle de Paris, succéda à la première au XVIème siècle. En 1793, l’abbé Petit - Jean, apprenant le saccage imminent des lieux par les révolutionnaires, sauva les reliques en utilisant un souterrain. Il les mura dans l’église paroissiale qui, depuis, en est dépositaire. Le château fut également gravement endommagé, brûlé et transformé en carrière de pierre. Nombreux sont les édifices alentour incluant des éléments de la vieille forteresse.
C’est un jeune écrivain, Achille Allier qui, le premier, attira l’attention sur le triste destin du bâtiment. Aujourd’hui subsistent trois tours de défense, propriété du comte de Paris, et la tour "Qui-qu’en-Grogne", ainsi nommée car construite en dépit de l’hostilité de la population locale. Cette dernière dut son salut à son utilisation comme prison durant la période révolutionnaire. Le reste du plateau fut colonisé par le village. Du sommet du château, on distingue parfaitement les contours de l’ensemble ; ici l’ébauche d’une tour transformée en terrasse, là l’ancien moulin, alimenté par l’étang.

Église Saint-Georges

Élevée au XIIème siècle, remaniée et agrandie au XVème, puis au XIXème, on y remarque de beaux chapiteaux dont celui des Anges Musiciens dans l'angle du croisillon gauche... Avant de devenir église paroissiale elle était la chapelle d'un prieuré de moniales bénédictines venues s'installer à Bourbon au milieu du XIIème siècle. Sobre construction de style roman bourguignon, ses bas côtés furent élargis au XVème siècle par l'adjonction de deux chapelles. Par la suite l'église eut a souffrir de la Révolution et de l'usure du temps. Elle fut réhabilitée à la fin du XIXème siècle après trois campagnes de restaurations. La nef fut prolongée par un chœur précédé de deux nouvelles travées et entouré d'un déambulatoire d'où partent trois chapelles rayonnantes. De 1864 à 1866, le clocher détruit par la foudre, fut reconstruit et le transept fut prolongé par deux chapelles. Dans son état actuel l'Église forme un ensemble harmonieux mis en valeur par les grands arbres et les massifs fleuris du Square de l'Église.

• VISITES

Le quartier de la Sainte Chapelle

Il correspond à l'enceinte de la forteresse médiévale. Dès la fin du XVème siècle des particuliers ont construit des maisons adossées aux remparts ou bâties sur les vestiges de tours, en surplomb au-dessus de l'étang et de la ville dont la maison des chanoines (propriété de la ville) et les résidences des officiers de la forteresse. Particulièrement pittoresques elles donnent un fort cachet au quartier tout comme l'École municipale de musique et la Tour Qui Qu'en Grogne, autres propriétés municipales.

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Bourbon l'Archambault


• Le Château de Bourbon l'Archambault --► 
• Les thermes de Bourbon l'Archambault --► 
• Le patrimoine en valeur à Bourbon l'Archambault --► 
• Le souterrain de La Burge à Bourbon l'Archambault --► 
• Le Musée Augustin Bernard (Il occupe l'ancien établissement thermal, ou "Logis du Roy", bâti par Gaston d'Orléans) --► 

Mais aussi...

• Franchesse : (560 habitants) avec sa très belle église
• Ygrande : (950 habitants) Église du XIIème dotée d'une des plus belles flèches en pierre de la région.
• La Forêt de Gros Bois : où l'on retrouve les vestiges de l'abbaye de Grammont.
• Château de Plessis : ruines du château de la fin du XVème siècle (pas de visites).

           28.05.2016

 

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