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Le musée Crozatier (Le Puy en Velay)

LIEU DE MÉMOIRE

23, Route du Mazet
43400 - Le Chambon sur Lignon
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
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Ouverture du 1er mars au 30 novembre
En basse saison
du 1er Mars au 30 mai puis du 1er octobre au 30 novembre (du mercredi au samedi 14h00-18h00)
En haute saison
du 1er juin au 30 septembre (tous les jours sauf le lundi de 10h00-12h30 et 14h00-18h00)
Contact : Tél. 04 71 56 56 65

 

▼ Zoom au survol des images ▼

Le Musée Crozatier au Puy en Velay (Haute-Loire)

Un lieu unique en Europe, dédié à la mémoire et à l’histoire des "Justes" qui ont sauvé de nombreux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

Repères
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• Qui sont les Justes ?

Le titre de "Juste parmi les Nations, est la plus haute distinction civile décernée par l’Etat hébreu, à des personnes non juives qui, au péril de leur vie, ont aidé des Juifs persécutés par l’occupant nazi.
Les personnes ainsi distinguées doivent avoir procuré, au risque conscient de leur vie, de celle de leurs proches, et sans demande de contrepartie, une aide véritable à une ou plusieurs personnes juives en situation de danger. Source Comité français pour Yad Vashem.
De nombreux habitants du Chambon-sur-Lignon ont reçu individuellement le titre de Juste parmi les Nations. L’engagement des Justes Grâce à l’aide des organismes de secours et à l’engagement des individus, les trois quarts des 330 000 juifs en France ont pu survivre aux persécutions pendant la Seconde Guerre mondiale. Des organismes de secours et l’engagement d’individus y ont contribué. Sur le plateau, plus de 1.000 personnes ont pu être sauvées.

• Yad Vashem

L’Institut Yad Vashem perpétue le souvenir de près de six millions de Juifs assassinés par les nazis et leurs collaborateurs de 1933 à 1945, honore tous les actes d’héroïsme, de révolte et de sauvetage, et enseigne aux générations suivantes cette histoire, comme "une balise d’avertissement contre l’antisémitisme, la haine et les génocides à travers le monde".
Depuis 1963 en Israël, en hommage aux "Justes parmi les Nations", Yad Vashem a créé l’Avenue des Justes plantée d’arbres à leurs noms, puis le Jardin des Justes où leurs noms sont gravées sur des murs, pays par pays.
Fait unique en France et presque unique en Europe, c’est collectivement qu’en octobre 1990, les habitants du Chambon-sur-Lignon et des communes voisines ont reçu une reconnaissance de Yad Vashem pour leur contribution au sauvetage de Juifs...

■ Le Chambon sur Lignon et les villages alentours, entre Haute-Loire et Ardèche, marqués par une forte tradition protestante et une longue habitude d’accueil social et touristique, ont accueilli et aidé de nombreux réfugiés, la plupart juifs pourchassés dans une Europe sous le joug nazi. Au Chambon, des maisons d’accueil permirent de sauver plusieurs centaines d’enfants.

Le parcours historique du Lieu de Mémoire propose de comprendre, à travers ses différentes salles, les raisons et les modalités de l’accueil des réfugiés sur le Plateau. La tradition d'accueil et l'esprit de résistance du Chambon-sur-Lignon et des villages alentours du plateau du Vivarais-Lignon (Haute-Loire) se sont puissamment exprimés pendant la Seconde Guerre mondiale. Devant l'afflux de réfugiés, les villages se sont transformés tout naturellement et modestement en presque autant de refuges que de foyers. Parmi les réfugiés, de nombreux Juifs et tout particulièrement des enfants ont pu être sauvés.

En 1990, les habitants du Chambon et des communes voisines ont reçu un diplôme d’honneur de Yad Vashem qui les distingue du titre de "Justes parmi les nations" comme en témoigne la plaque commémorative au coeur du village, une des rares exceptions en Europe. Alors que disparaissent les derniers témoins, pour que ces actes restent vivants et qu'ils soient transmis aux jeunes générations, un lieu de mémoire a ouvert ses portes en juin 2013. Il propose une exposition permanente retraçant l’histoire du Plateau pendant la Seconde Guerre mondiale et un espace mémoriel avec de nombreux témoignages filmés.
Le parcours initie le visiteur aux particularismes de ce territoire et explique l’engagement des habitants dans une résistance à la fois civile, spirituelle et armée. S'y succèdent au fil du temps des expositions thématiques illustrant les différents aspects de cette résistance.

Le lieu de mémoire au Chambon est ainsi le seul lieu entièrement dédié à la transmission de l’histoire des Justes et permet ainsi d’aborder l’étude de cette période sous un angle différent, notamment avec les scolaires. Pour cela, le Lieu de mémoire dispose d’un Service éducatif qui propose des visites et ateliers pédagogiques adaptés aux différents niveaux. La médiatrice privilégie une pédagogie active où les élèves sont les acteurs de leur découverte. En fonction des programmes, les ateliers abordent la vie quotidienne, la notion de Résistance ou encore celle de "Juste" et son évolution. Ils se terminent toujours par un temps de réflexion et de débat. Le Service éducatif propose également des outils de préparation à la visite.
Il est aussi à l’écoute des enseignants pour tout projet particulier.

 

Un lieu de mémoire, d'histoire et d'éducation

Pour transmettre les valeurs d’humanité qui ont conduit à un sauvetage à grande échelle, le parcours a été conçu pour un large public. Les outils multimédias facilitent la compréhension des évènements, même pour les plus jeunes. Le parcours historique s’organise autour des différentes formes de résistances : civile, spirituelle et armée, et par une salle mémorielle où des écrans tactiles permettent de visionner des témoignages de sauveteurs, réfugiés et résistants.
Le Jardin de la Mémoire, créé par le paysagiste Louis Bénech avec une œuvre du sculpteur Paul-Armand Gette, est conçu comme un espace de sérénité, il a été offert par un mécène en hommage aux habitants qui ont accueilli sa mère pendant la guerre.
 

L'Histoire

Perché à 1 000 mètres d’altitude, le plateau du Vivarais-Lignon vivait avant la guerre en toute quiétude. Mais dès 1939, le quotidien du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), de Saint-Agrève ou encore de Devesset (Ardèche), va se transformer.

Alors que le régime de Vichy enferme les réfugiés étrangers et les apatrides, Charles Guillon, maire du Chambon, les pasteurs André Trocmé et Edouard Theis, enjoignent les villageois à accueillir les réfugiés. Les protestants, majoritaires sur le Plateau, s’engagent alors dans une résistance spirituelle, très vite rejoints par les catholiques. “Au départ, l’accueil était légal. Il s’agissait de Juifs sortis des camps d’internement du sud de la France, notamment des personnes âgées, des femmes avec enfants. Mais aussi des réfugiés espagnols”, explique Aziza Gril-Mariotte, historienne et muséographe pour le lieu de mémoire. L’idée se répand très vite que le Plateau du Vivarais-Lignon est une “montagne refuge”. Après la défaite, des Belges, des Alsaciens arrivent ainsi dans les villages. Alors que la répression des Juifs s’intensifie, de nombreux intellectuels gagnent le Plateau : Jules Isaac, André Chouraqui…

Aucune dénonciation

La multiplication des rafles, l’arrivée des réfractaires au service du travail obligatoire et des résistants font basculer, en 1942, les sauvetages dans la clandestinité. Les nombreux enfants juifs et réfugiés sont cachés dans des fermes, des pensions de famille ou encore dans les hôtels du Plateau. Certains resteront là jusqu’en 1945, d’autres ne feront que transiter avant de rejoindre la Suisse. Sur le Plateau, il y a ceux qui hébergent. Et puis tous ceux qui, en fermant les yeux, font aussi beaucoup. “Il faut souligner le rôle des secrétaires de mairie et des instituteurs qui n’ont rien dit lorsque les enfants avaient de faux papiers assez grossiers”, poursuit Aziza Gril-Mariotte. On raconte aussi que les gendarmes s’arrêtaient au café et expliquaient à qui voulait l’entendre qu’une descente dans les villages se préparait.

Jusqu’à la fin de la guerre, jamais personne n’a dénoncé cet accueil clandestin.“C’est ce qui a permis un sauvetage à si grande échelle”, indique Aziza Gril-Mariotte. Car, hormis un épisode tragique (lire ci-dessous), tous les réfugiés du Plateau ont eu la vie sauve. La légende parle de 5 000 personnes. Les historiens en avancent “au moins un millier”. Quant aux villageois qui, au péril de leur vie en ont sauvé bien d’autres, le nombre est difficile à quantifier. “Les gens n’ont pas eu conscience de ce qu’ils étaient en train d’accomplir. Ils ne se sont jamais vantés”. Mais 83 d’entre eux ont depuis été reconnus “Justes parmi les nations”.

Aujourd’hui, 70 ans ont passé. “Alors que tous ces Justes sont décédés, la génération actuelle a pris conscience qu’il fallait sauver cette mémoire”. Ce qui était toujours resté secret est désormais dévoilé et expliqué dans un lieu à l’image de tous ces villageois : sobre et discret...

 

Visite(s) conseillée(s)


• La ville du Chambon sur Lignon --► Voir la ville du Puy en Velay (Haute-Loire)

Mais aussi...
• Le train touristique : découverte des vastes espaces du plateau Vivarais-Lignon --►

           10.04.2017

 

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