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CUSSET
Ville du département de l'Allier

Code Postal : 03300 - Population : 13400 h. (environ)
Altitudes moyennes : 255 m. - 483 m.
Habitants :
les Cussetois et les Cussetoises
Mairie :
Téléphone04 70 30 95 00

 

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LA VILLE

■ Bien qu’appartenant à la couronne de France, Cusset était une place frontière aux confins du Bourbonnais, de l’Auvergne et de la Bourgogne. Face à ses puissants vassaux, Louis XI décide de la doter d’imposantes murailles, parmi les plus puissantes du royaume. Ces fortifications furent élevées de 1476 à 1482 par le maître d’œuvres Vauzy de Saint-Martin.

Aujourd’hui, les portes de Doyat et de Saint-Antoine conservent encore des galeries de défense qui desservaient six embrasures à la française à savoir des canonnières dont le plan en X, s’évasant aussi bien vers l’intérieur que vers l’extérieur sans affaiblir la muraille, permettant le pivotement du tube du canon. Sous un pont-levis en bois, les galeries enjambaient les douves. Les galeries des portes servaient de contremine pour écouter l’éventuel creusement d’une mine par l’assaillant et la déjouer ; quatre herses permettaient de continuer le combat en cas d’invasion. C’était la première fois en France qu’un tel système de défense était mis en place. Au gré des mariages et des alliances politiques, Cusset perdit son statut de ville frontière ; les murailles, devenues inutiles, furent détruites, les fossés comblés de gravats, ce qui explique qu’aujourd’hui les casemates se trouvent sous terre.

Une partie des fossés a été plantée d'arbres ; le cours Lafayette fut aménagé entre 1767 et 1784, le cours Arloing en 1804 et le cours Tracy en 1831.

Devenu roi, Louis XI fortifia Cusset afin de pouvoir, de cette place, contrebalancer le puissance du Duc. Il y fut aidé par Jean de Doyat, son secrétaire, gouverneur d'Auvergne, né à Cusset. A la mort du roi, le Duc de Bourbon, ulcéré, se vengea de Doyat en lui faisant donner publiquement le fouet, couper les oreilles et percer la langue au fer chaud, pour calomnie. La place Victor Hugo est un ensemble de maisons pittoresques à pignons et notamment la Taverne Louis XI, qui aurait reçu, en 1440, Charles VII, le Dauphin et le Duc de Bourbon.

Aux portes de Vichy, Cusset offre encore quelques vieilles maisons, mais a changé ses remparts contre une ceinture pacifique de larges cours plantés d'arbres. C'est là que s'opéra la réconciliation  de Charles VII et de son fils, le futur Louis XI, en 1440, après l'infructueux essai de ce dernier pour se libérer de sa tutelle paternelle [révolte de la Praguerie]. Le dauphin, qui était venu se mettre sous la protection du Duc de Bourbon, fut contraint de s'humilier devant son père et de lui demander pardon à genoux, criant trois fois merci.
 

• THERMALISME

Qui se souvient que Cusset fut une ville thermale dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec une trentaine de sources, un établissement thermal et un hôtel pour recevoir les curistes pour lesquels furent plantés des parcs agréablement aménagés de kiosques et de buvettes ? Aujourd’hui, le promeneur découvrira encore un certain nombre de pavillons de sources, à l’ombre des frondaisons des cours et des parcs du Chambon, parcs  dans lesquels les équipements thermaux ont cédé la place aux équipements ludiques pour les enfants.

Située en bordure d'une zone riche en sources minérales, des forages furent entrepris dès 1840 avec la découverte des sources Mesdames et Saint-Jean en 1844. Les sources Sainte-Élisabeth et Tracy furent perforées en 1845, celle de Sainte-Marie en 1849 et celle de Lafayette en 1875.

Les sources Sainte-Élisabeth et Sainte-Marie appartenaient à l'établissement thermal de Sainte-Marie, fondé en 1852 par Félix Bertrand. Cet établissement se composait d'un salon d'attente donnant accès à des cabinets de bains, de douches et de repos ; il était situé près de la place du Centenaire, à proximité du tramway. Ces sources font partie du bassin de Vichy, propriété de l'État. Deux sources furent érigées dans la commune : la source de l'Abattoir et la source Tracy. Cette dernière, située au milieu du cours Tracy, est un bâtiment en forme octogonale, d'une température de 12°. Celle de l'Abattoir jaillit à une température équivalente et des propriétés semblables. Ces deux sources sont censées guérir des maladies liées aux organes gastro-intestinaux ou aux voies circulatoires...

L'une des dernières sources découvertes à la fin du XIXème siècle est la source du Printemps. Située au faubourg de la Barge, près du terminus du tramway, elle était captée à 13.5° et minéralisée ayant une action très effective sur l'estomac et les bronches.

L'activité thermale prit fin au début du XXème siècle. En 2004, quatre sources étaient encore exploitées : Lafayette, Mesdames, Tracy et Saint-Denis. Elles étaient utilisées en buvette publique.

• LES SOURCES

C'est dans le parc du Chambon que jaillit la première source du même nom en 1818. Six sources furent mises au jour lors des forages de 1844. vingt-quatre autres sources furent découvertes entre 1891 et 1900. La Compagnie fermière de Vichy demanda alors une extension du périmètre de protection des eaux de Vichy. La source du Chambon ayant été détruite par une crue en 1846, Jean Andreau la réaménagea en 1898 et créa la Compagnie d'exploitation de la source Andreau du bassin de Vichy-Cusset. Huit
sources jaillirent dans le parc du Chambon (appelé aujourd'hui parc Paul Baudecroux) qui fut aménagé pour les curistes. Le pavillon de la source Marie-Antoinette est toujours visible dans le parc Paul Baudecroux. 

En 1935, le domaine fut vendu en deux parties, l'une à une société pharmaceutique, la "Société Pointet et Compagnie", l'autre à Paul Baudecroux, ingénieur chimiste clermontois, inventeur du rouge à lèvres "Rouge Baiser". Ce dernier créa la "Société d'hygiène dermatologique de Vichy" qui fabrique dentifrice et autres crèmes à base d'eau minérale. Il acheta donc les sources de Cusset afin de créer un établissement thermal. Mais ses projets furent stoppés par la guerre. Il n'eut le temps que de faire construire deux tours dans le parc, en référence à la cité fortifiée que fut Cusset, ainsi qu'un majestueux escalier qui devait conduire à une ferme modèle.

Mais l'établissement thermal le plus important était celui de Sainte-Marie (angle rue de la République-rue Antoinette Mizon), construit en 1852 et abandonné après l'incendie de l'hôtel du même nom en 1879, ne pouvant faire face à la concurrence de Vichy...

• PAVILLONS DES SOURCES

Plusieurs pavillons de sources se trouvent aux abords de la ville, comme :

- Marie-Thérèse, construit en 1830 par Rose-Beauvais.
- Mesdames, (avenue de Vichy) qui doit son nom à Mesdames Adélaïde et Victoire de France, filles de Louis XV ; elles vinrent prendre les eaux à Vichy en 1785 et en profitèrent pour faire des promenades jusqu'à Cusset, faisant aménager dignement un chemin boueux qui prit le nom d'allée Mesdames. La source (17°), forée en 1848, fit ainsi baptisée après avoir porté le nom de Presles.

En centre ville même, plusieurs pavillons sont encore visibles, entre autres :

Sainte-Marie, rue de la République ;
- Source Élisabeth (15°), forée à l'initiative de l'hôtel-Dieu, est la plus riche en bicarbonate de soude et manganèse du bassin thermal ;
- Source Sainte-Marie, exploitée à partir de 1849, est très riche en fer.
- Tracy (13°), cours Tracy; forée en 1845, elle est abritée sous un pavillon métallique typique de l'architecture thermale.
- Lafayette, cours Lafayette, forée en 1878.

• PATRIMOINE (civil, historique et religieux)

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La tour prisonnière Puits à eau Puits à eau Ancienne prison M. de la prospérité Maison Barathon

La Maison Barathon

La porte et une fenêtre sont ornées de belles sculptures de la fin du XVIème siècle.

La Maison des Chanoines

Au XIIIème siècle, les abbesses de Cusset firent construire, sur l'actuelle place Victor Hugo, une église dédiée à Notre-Dame pour abriter une statue de Vierge en majesté des Xème et XIème siècles; elles confièrent la gestion de cette église à un chapitre de chanoines (assemblée de religieux au service des paroissiens et chargés des questions administratives et de gestions; contrairement aux moines, les chanoines ne vivaient pas en communauté complète, mais habitaient cependant près de l'église).

Dès la création du chapitre, à la demande de l'abbesse Alix du Breuil, une première école pour les garçons ouvrit dans les dépendances de la collégiale Notre-Dame; les chanoines furent chargés de préparer les élèves à la cléricature. Mais les abbesses ne furent pas satisfaites de l'enseignement dispensé, et ce premier collège fut transféré, en 1495, place du Trêve. A la Révolution, l'église fut détruite, en 1793, seule les mains de la Vierge en majesté purent être sauvées du brasier révolutionnaire, elles sont actuellement exposées au musée.

Musée Municipal (ou musée de la Tour prisonnière)

Installé dans la tour prisonnière, seul vestige de l'enceinte du XVème siècle, il présente des collections ayant trait à l'histoire de la ville, réunissant sculptures en pierre, outils de vieux métiers, armes, dessins, peintures, coiffes et costumes, plaques de rues aujourd'hui disparues. D'anciens cachots avec de lourdes portes en bois munies de verrous rappellent que cette tour servit de prison.

• VESTIGES

Les souterrains

Une ceinture pacifique de larges cours plantés d'arbres a pris peu à peu la place des anciens remparts. Cusset possède encore un groupe de pittoresques maisons à pignons notamment la Taverne Louis XI. En ce lieu, le Dauphin futur Louis XI qui avait bien du mal à s'affranchir de la tutelle paternelle de Charles VII, vint en 1440 se réconcilier avec son père en présence du Duc de Bourbon. Le public peut visiter le musée et les souterrains, vestiges des fortifications datant du XVème siècle, édifiées sous Louis XI. Passé la porte de l'imposante Tour Prisonnière (82.5m de circonférence et des murs de 6 mètres d'épaisseur), la visite débute par une maquette de 9m² représentant la cité au Moyen Âge, puis, se poursuit par les portes de Doyat et de Saint-Antoine, avec deux galeries souterraines.

Histoire

En 1985, Nicolas Faucherre, archéologue préparant une thèse sur Les citadelles du roi de France sous Charles VII et Louis XI, découvrit une carte postale de la tour prisonnière de Cusset. Il s’y rendit et rencontra Jean Renard, membre actif de l’Association des Amis du Vieux Cusset qui lui fit visiter les souterrains en partie comblés. Nicolas Faucherre, aujourd’hui professeur d’histoire médiévale et spécialiste de la fortification, venait de découvrir des fortifications du XVème siècle exceptionnellement conservées.

En 1990, il proposa aux Amis du Vieux Cusset de trouver, pour les vacances d’été, de jeunes bénévoles susceptibles de travailler au dégagement des souterrains. Avec le concours de l’union d’associations de sauvegarde du patrimoine et le soutien de la Ville de Cusset, des chantiers de bénévoles furent organisés de 1990 à 1995, et des tonnes de déblais furent évacués. En 1996, après d’importants travaux de rénovation et de mise en conformité effectués par les services municipaux, la Ville inaugura la porte de Doyat. En 1997, un second réseau de casemates, la porte Saint-Antoine, fut ouvert au public.

À l’origine, les fortifications de Cusset consistaient en une enceinte de pierre entièrement ceinturée par un vaste fossé en eau alimenté par le Sichon et flanqué de quatre portes et de cinq tours d’artillerie dont seule fut conservée la Tour prisonnière. Aujourd’hui, le sous-sol de Cusset abrite d’extraordinaires vestiges de ces différentes portes qui furent détruites à partir du XVIIème siècle.

SUGGESTIONS DE VISITES

Fiches express au survol des images ▼

La chapelle Sainte-Madeleine
Au XIIème siècle, les lettres de Louis VII mentionnent dans les possessions de l'abbaye de Cusset la terre d'Espet, où subsiste toujours la chapelle Sainte-Madeleine...

L'église Saint-Saturnin
Au XIème siècle, Cusset, lieu de transit entre le Bourbonnais, l'Auvergne et les provinces du centre, est le siège de nombreuses foires...

Les souterrains de Cusset
Le futur Louis XI, qui avait organisé une coalition pour se liguer contre une décision de son père, le roi Charles VII, vint chercher son pardon et signer la Paix de Cusset le 17 juillet...

La source Saint-Denis
Source municipale forée en 1844 et autorisée le 15/06/1858. Forage d'une profondeur de 94 mètres fournissant une eau d'une température de 14°...
La source Élisabeth et Sainte-Marie
La source Élisabeth (XVème siècle), forée à l'initiative de l'Hôtel-Dieu, est la plus riche en bicarbonate de soude et manganèse du bassin thermal...
La source Lafayette
Source municipale forée en 1878 et autorisée le 09/07/1924. Forage d'une profondeur de 112m. fournissant une eau d'une température de 14°..

La source Mesdames
Cette source fut, en 1844, la première source d'eau minérale forée sur le territoire de Cusset...

La source Tracy
Source forée en 1845, à l'emplacement d'une tour des anciennes fortifications à une profondeur de 118 mètres et fournissant une eau d'une température de 13°...

 

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Cusset


• L'église Saint-Saturnin à Cusset --► 
• Le Musée de la Tour Prisonnière à Cusset --► 

           26.08.2016

 

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