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L'Église de Saint -Saturnin (Puy-de-Dôme)

ÉGLISE DE SAINT-SATURNIN
(Puy-de-Dôme)

Le Bourg
63450 -
Saint Saturnin
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

Tous les jours de 9 h à 19 h .
Des visites guidées sont organisées en juillet et août
Hors saison sur rendez-vous.
Contact
04 73 39 30 13

 
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■ Construite au XIIème siècle, elle s’en distingue par l’absence de chapelles rayonnantes autour du chevet. La forme pyramidale de l’ensemble mène le regard vers le ciel par l’intermédiaire du massif barlong et du clocher octogonal. C’est sur le chevet, le massif barlong, les transepts et les murs latéraux que se concentrent les décors : arcatures, frises en damiers et grandes rosaces.
Elles utilisent l’alternance de deux pierres très répandues dans la région que sont la lave noire et l’arkose. L’intérieur très clair est remarquable, par l’harmonie des proportions et par l’intérêt architectural et symbolique. On observera les chapiteaux d’une belle sobriété, décorés de feuillages à l’exception de quatre d’entre eux, au nord, qui comportent également des personnages et des animaux. Une peinture murale du début du XVIème siècle représentant l’Annonciation et, ce qui est plus rare, la résurrection de Lazare est encore visible dans la deuxième travée nord du bas-côté.
La crypte présente une superbe "pietà" du XVème siècle.

Elle est la plus petite, la plus sobre et la plus tardive des cinq églises dites "majeures" de Basse-Auvergne, au nombre desquelles figurent la basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand, l'église Saint-Austremoine d'Issoire, la basilique Notre-Dame d'Orcival et l'église de Saint-Nectaire. Aller à la découverte de l’église de Saint Saturnin, c’est aussi faire la connaissance avec le merveilleux village où elle se trouve. L’ensemble crée une unité architecturale qui n’a pas beaucoup varié depuis le Moyen-âge. Aussi peut-on se mettre à rêver en pensant que nos propres pas empruntent des itinéraires d’antan.

Vous apprendrez d’ailleurs, si vous visitez l’imposant château tout proche de l’église, que ces itinéraires étaient ceux des Grands de ce monde : la célèbre famille de la Tour d’Auvergne d’où sont issus la reine Catherine de Médicis et Turenne, Maréchal de France. L’église de Saint Saturnin présente un caractère assez sobre quant à l’ornementation du bâtiment. Et puisque l’architecture sera toujours ce livre ouvert, témoin du temps, on apprend ici en regroupant les informations que l’édifice est vraisemblablement le dernier des édifices majeurs de l’ Auvergne romane. L’appartenance au style de Basse Auvergne demeure, mais il reste vrai qu’on assiste ici à une évolution liée d’une part à un souci d’économie (il fallait beaucoup de moyens pour construire), d’autre part à l’abandon de formes mises en place un siècle plus tôt. L’absence notamment de narthex et de chapelles rayonnantes en témoigne et contribue à la singularité de l’église de Saint Saturnin. Autre originalité, le clocher. Que les amateurs d’architecture en profitent bien, ils ont devant les yeux le clocher d’origine, fait très rare (les aléas de la Révolution en ont voulu ainsi). Sa forme à huit côtés et ses deux étages de baies jumelées sous une flèche de pierre qui élance l’ensemble, est d’une sobriété exemplaire et d’une simplicité particulièrement élégante. Ouvrez bien vos yeux... dans la deuxième travée du bas-côté nord, vous trouverez une remarquable peinture murale du XVème siècle : à gauche de la fenêtre vous pourrez voir avec quel souci du détail et quelle richesse de palette, Saint Gabriel a été peint. La perspective est très réussie et le décor merveilleusement réaliste...

• HISTOIRE

Dans le sanctuaire, au rond point des colonnes, le maître-autel que l'on dit provenir de la chapelle disparue du château, mais qui est plus sûrement l'autel même de la paroisse comme l'indique assez l’importance de son "tabernacle à repos" d'un style hérité de la Renaissance, présente sur les trois gradins qui font transition avec la table et le corps de l'autel les chiffres "H" et "M" couronnés. En raison d'un patriotisme local, Henri du Ranquet a été porté à y voir les chiffres du roi Henri et de sa première femme, Marguerite de Valois. Mais ils ont plus de chance d'être ceux d'Henri IV et de Marie de Médicis. En effet, retenue prisonnière à Usson, Marguerite de Valois qu'Henri de Navarre avait épousée en 1570 et dont il se sépara en 1599, tout en lui reconnaissant le titre de reine, puisqu'il avait été sacré roi de France en 1594, n'avait guère de raison de s'intéresser à Saint-Saturnin où elle ne résida pas. En revanche, Marguerite de Valois fit son héritier du dauphin Louis, né en 1601 de l'union d'Henri IV et de Marie de Médicis, auxquels la bénédiction nuptiale fut donnée à Lyon en 1599. À supposer que le maître-autel de l'église de Saint-Saturnin ait été offert par la « Reine Margot », ce qui implique que les gradins timbrés du double chiffre "H" et "M" soient d'origine, il ne put de toutes façons être offert avant l'année 1594 qui vit l'élévation d'Henri de Navarre au trône de France. Mais à la mort de Catherine de Médicis, sa mère, en 1589, Marguerite de Valois avait été privée de son héritage auvergnat. Elle ne rentra dans ses droits qu'en 1606, date à laquelle elle fit donation de ses biens au dauphin, futur Louis XIII, tout en en conservant l'usufruit. Si le maître-autel fut offert à cette date, il ne put l'être qu'à l'église paroissiale. De fait, en 1605, le château qui avait été assiégé à deux reprises, en 1589 et 1594, ne possédait plus ni portes ni fenêtres. Il était donc inhabité.
Quoi qu'il en soit, Henri IV périt assassiné en 1610 et Marguerite devait s'éteindre en 1615. À strictement parler, les trois gradins qui portent les chiffres "H" et "M" n'ont pu être exécutés qu'entre 1594 et 1610. Quant au tabernacle en bois doré dont la présence est mentionnée le 12 mars 1653, à l'occasion de la première visite de l'église paroissiale effectuée par Monseigneur Louis d'Estaing, évêque de Clermont, il se rattache par son style à cette même période (1594-1615). Il n'a donc rien de baroque et il est beaucoup plus ancien qu'on ne le croit généralement, ce qui justifie pleinement son classement précoce au titre des monuments historiques.

• MOBILIER

À l'intérieur de l'église, plusieurs autres objets sont également classés au titre des monuments historiques :
un tableau du XVIIème siècle (Dieu le père présentant la croix à Jésus enfant entre la Vierge et Saint-Joseph) ; dans le collatéral nord, des fresques du XVème siècle représentant l'Annonciation et la résurrection de Lazare ; une dalle funéraire du XIIème siècle concernant le prieur Bertrand, un orgue à cylindres du XIXème siècle et plusieurs sculptures, dont :
- une tête sculptée du XVIème siècle représentant le Christ couronné d'épines, précédemment encastrée dans un mur, dorénavant exposée dans la crypte;
- une statue-reliquaire du XVIème siècle représentant une pietà;
- deux statues du XIXème siècle représentant saint Verny et sainte Marthe;
- une sculpture du XVIème siècle représentant Saint-Jean, la Vierge Marie et Sainte-Madeleine autour du corps du Christ, exposée au-dessus de l'autel situé dans la crypte ;
- une statue du XIIème siècle représentant une Vierge à l'Enfant.

• ARCHITECTURE EXTÉRIEURE

Le chevet possède une décoration remarquable par sa polychromie, obtenue par l'utilisation de basalte noir. Le chevet et le déambulatoire possèdent une corniche largement débordante ornée d'une frise en damier et soutenue par des modillons à copeaux. Sous la corniche du chœur se déploie une mosaïque de rosaces polychromes réalisées avec du basalte. Sous cette mosaïque, les fenêtres du chœur alternent avec des loges rectangulaires abritant chacune trois colonnettes. Dominant le chœur, les arcs des fenêtres du « massif barlong » sont ornés de claveaux polychromes.

• ARCHITECTURE INTÉRIEURE

Le chœur, voûté en "cul-de-four", est entouré de six colonnes couronnées de chapiteaux sculptés de motifs végétaux supportant des arcs surhaussés surmontés d'une deuxième série de baies, alternativement ajourées et aveugles. Les collatéraux, étroits, sont séparés de la nef par des piliers renforcés par des colonnes engagées surmontées de chapiteaux historiés. Ils possèdent des voûtes d'arêtes séparées par de puissants arcs-doubleaux.


 Édifice classé au titre des monuments historiques en 1875.

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Saint-Saturnin


• La ville de Saint-Saturnin --► 
• Le Château de Saint Saturnin --► 

Mais aussi...

• Le plateau de la Serre, grand passage migratoire des oiseaux,
• Les puys de la Vache et de Lassolas,
• Les gorges de la Monne (site classé),
• Les huit fontaines de Chadrat...

           09.05.2016

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