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ANCIENNE COLLÉGIALE SAINT-VICTOR
ET SAINTE-COURONNE
(Puy-de-Dôme)

Couronne
63720 - Ennezat
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

Visites guidées en saison et toute l'année
sur rendez-vous pour les groupes de 08h. à 18 h.
(ouvert jusqu'à 19 h. en été)
Office de Tourisme
04 73 38 59 45

Zoom au survol des images


 

Placée sous le patronage de deux martyrs syriens, saint Victor et sainte Couronne, l'église d'Ennezat, que ses dimensions et son emplacement l'ont fait surnommer la cathédrale des marais, offre cette particularité qui frappe au premier regard, d'être mi-romane mi-gothique. Elle est construite en arkose pour la partie romane, en andésite pour la gothique. Ennezat fut fondée par Guillaume VI d'Aquitaine, comte d'Auvergne, sous le pontificat d'Alexandre II (1061-1073) un chapitre de 12 chanoines réguliers. C'est sans doute aussitôt après que fut entrepris la construction de l'église, dans le style roman. Vers la fin du XIIème siècle, les chanoines se trouvèrent amenés à agrandir leur collégiale. Ils entreprirent donc de la reconstruire entièrement dans le style gothique, mais seul le chœur fut reconstruit.

L'architecture de la nef et du transept de l'église romane est particulièrement remarquable : une des plus belles choses qu'on puisse voir en Auvergne, un des chefs-d'œuvre de l'art roman disent les archéologues qui ont le plus récemment étudié cette église. On constate que dès la fin du XIème siècle, l'art roman auvergnat avait mis au point les données sur lesquelles furent bâties les églises de type Notre-Dame du Port. Malgré ses petites dimensions (nef : longueur 18,17m, largeur 3,75m, hauteur sous voûte 13,30m, bas côtés largeur 2m, hauteur 6,20m), l'architecture est d'aspect tout à fait monumental. L'église a un axe dévié légèrement vers le sud-est d'où son inégal raccordement avec la partie occidentale. La collégiale est une des plus anciennes églises majeures d'Auvergne. Le nef date des années 1070. Malheureusement elle a été mutilée (en particulier, le chœur), ce qui en reste est néanmoins remarquable. Seuls le transept saillant et les 3 nefs subsistent de la construction romane, l’une des plus anciennes de la région : 3 nefs étroites mais bien proportionnées.

Autrefois appelée 'La cathédrale du Marais', l'ancienne collégiale d'Ennezat se compose de deux parties très différentes qui laissent apprécier toutes les subtilités entre le roman et le gothique. La nef, les bas côtés, le transept et le clocher, bâtis en arkose, relèvent du plus pur style roman auvergnat. Le chœur gothique en pierre de lave grise a été reconstruit au XIIIème siècle et a remplacé l'ancien chœur roman. Deux fresques du XVème siècle ornent le chœur: le jugement Dernier, et le Dict des Trois Morts et des Trois Vifs.

On remarquera le nef en arkose (voûtée en berceau) ; bas-côtés à tribunes ; chapiteaux (dont le supplice de l'usurier).

- chœur gothique en lave sombre, (XIIIème siècle)
- peintures murales du Jugement dernier (XVème siècle)
- boiseries, (XVIIème et XVIIIème siècles)
- pyxide en émail, (XIIIème siècle)

De l’extérieur, on saisit bien l’ampleur du chevet gothique qui date du XIIIème siècle et le clocher roman avec le massif barlong faussé par la partie gothique ajoutée.

Les chapiteaux sont sobres. On remarque sur le dernier pilier de la nef, à gauche, avant le transept, celui de l’usurier avec une phrase explicite qu’un démon s’applique à transcrire : "quand tu as pratiqué l’usure, tu as fait mes œuvres".

HISTORIQUE

Le chapitre de Saint-Victor et Sainte-Couronne a été fondé en 1060. L'église romane, dont il subsiste la nef, le transept, le massif barlong et le clocher octogonal fut érigée au XIIème siècle. Au XIIIème siècle, les chanoines remplacèrent le chevet roman par un écrasant chevet gothique. Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840 et fait partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1 034 monuments.

ARCHITECTURE

La collégiale fait partie des églises romanes majeures de Basse-Auvergne caractérisées normalement par un clocher octogonal, un massif barlong, un chevet à déambulatoire, des chapelles rayonnantes, des absidioles adossées aux bras du transept ainsi que des décors spécifiques. Mais, au contraire des cinq églises majeures de type complet (Notre-Dame-du-Port, Issoire, Orcival, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin), elle a perdu son chevet roman, remplacé au XIIIème siècle par un chevet gothique. Comme l'église Saint-Julien de Chauriat, elle conserve certaines des caractéristiques principales des églises majeures :

- le massif barlong,
- le clocher octogonal,
- la structure des façades latérales de la nef,
- une décoration extérieure de mosaïques de pierres volcaniques, de modillons à copeaux, de cordons de billettes…
- une décoration intérieure du transept impliquant des triplets formé de deux arcs en plein cintre entourant un arc en mitre.

Le clocher octogonal

Comme toutes les églises majeures, la collégiale possède un clocher octogonal. Mais, au contraire des autres églises majeures, les faces du clocher d'Ennezat sont percées de fenêtres simples et non de fenêtres géminées. Les fenêtres du premier étage sont surmontées d'un cordon de billettes. Seul le premier étage est d'époque.

L'intérieur

Le transept présente une décoration typique faite d'un triplet constitué d'une arcature surmontée d'un arc en mitre encadrée de deux arcatures surmontées chacune d'un arc en plein cintre. La nef, large de 3,75 m seulement, est recouverte d'une voûte en berceau lisse et est séparée des collatéraux par des piles carrées ornées de colonnes engagées surmontées de chapiteaux ornés de palmettes très stylisées ou de feuilles d'acanthe. Au bout de la nef, un chapiteau représente le sort réservé à l'usurier.

 Édifice classé au titre des monuments historiques en 1840.

29.01.2020

 

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