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CHÂTEAU DE VILLEMONT
(Puy-de-Dôme)

Début XVIème siècle

Route Nationale 9
63260 - Vensat
 

Dates et heures des visites
___

Visite gratuite possible du 1er au 30 septembre
L'accès aux bâtiments est strictement interdit en raison des risque d'éboulement.
La visite s'effectue depuis l'extérieur et à distance raisonnable des bâtiments
Renseignements04 73 38 02 48

 

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Le château de Villemont, était à l'origine un domaine qualifié au début du XVIème siècle de "Maison, motte, fossé, basse court de Villemont". Il dépendait du Comté de Montpensier qui appartenait au Connétable de Bourbon et fut confisqué

 par François 1er qui fit payer au Connétable le prix de sa trahison. Revenant à Michel de Veyny, neveu du Chancelier Duprat, le domaine resta dans la même famille jusqu'en 1958, quelque temps avant l'incendie qui le détruisit. La première construction importante fut réalisée par Michel de Veyny.

Le domaine reçut, en 1566, la visite du roi Charles IX accompagné de sa mère, la reine Catherine de Médicis et du Chancelier Michel de l'Hospital. Les Veyny prospèrent tout au long du XVIIème siècle, et s'illustrèrent à la guerre. La seigneurie de Villemont fut érigée en marquisat, en 1720, par le régent. En 1740, elle appartint à Gilbert de Veyny "Mestre de Cavalerie" et constructeur du château actuel dont la légende veut qu'en disgrâce de la cour de Louis XV, il aurait fait édifier l'ensemble immense que l'on connaît aujourd'hui pour y loger son régiment.

La Révolution et le début du XIXème siècle correspondent à une période de déclin au cours de laquelle les héritiers de Gilbert de Veyny se déchirèrent en un procès successoral qui se termina en 1846. C'est dans la seconde moitié du XIXème siècle que fut engagée une restauration importante : tous les décors en stuc datent de cette époque (encadrements de fenêtres et portes, ailerons de lucarnes, balustrades de balcons, frises en reliefs surlignant les arcs, médaillons et bustes de la façade...).

Les toits des tours furent refaits à la mode médiévale. Après le déclin des décennies post révolutionnaire et la reprise du XIXème Siècle, vint une seconde période d'entretien.

Le château fut vendu en mai 1958 par sa dernière propriétaire, héritière et descendante directe des Veyny. Dans la nuit du 3 au 4 juillet, le château brûla presque totalement. Près de quarante ans après il sombra dans un état de ruine avancée avant de renaître à nouveau grâce à son actuel propriétaire.

ARCHITECTURE

La première construction importante est peut-être l'œuvre de Michel de Veyny et serait datée du XVIème siècle. L'atlas de Trudaine indique qu'en 1740 c'est un bâtiment en L ; sa façade, orientée au Sud, est flanquée de deux tours coiffées de toitures coniques et est prolongée à l'Ouest par une aile en retrait. Au Sud toujours, on a des jardins à la française tandis qu'au Nord partent des allées cavalières en étoile.

Au XVIIIème siècle après développement de la façade, déplacement de la tour Ouest, une aile a été ajoutée à l'arrière pour donner à l'ensemble la forme de U qui subsiste actuellement. Le portail d'entrée avec clocheton qui ouvre sur une grande cour d'Honneur hexagonale, les murs bordés à leur faîte de balustres carrées, les longues écuries basses couvertes à la Mansart entourant la cour d'Honneur, sont typiques de l'architecture auvergnate de l'époque. Le château paraît caractéristique de l'organisation militaire due à la présence d'un détachement de cavalerie. Il reste à l'intérieur des vestiges de décor peint du XVIème siècle, des décors stuqués et des cheminées.

HISTORIQUE

Les VEYNY, propriétaires de Villemont, prospèrent tout au long du XVIIème siècle, ils s'illustrèrent dans les armées, l'Eglise et se firent pourvoir de père en fils à la charge de bailli de l'ancien comté devenu duché de Montpensier. La seigneurie de Villemont était érigée en marquisat, en 1720 par le régent. En 1740, elle appartint à Gilbert de Veyny "Mestre de Cavalerie" et constructeur du château actuel dont la légende veut qu'en disgrâce de la cour de Louis XV il aurait fait édifier l'ensemble immense que l'on connaît aujourd'hui pour y loger son régime.

RESTAURATION

La Révolution et le début du XIXème siècle correspondent à une période de déclin au cours de laquelle les héritiers de Gilbert de Veyny se déchirent en un procès successoral qui ne se terminera qu'en 1846. Pendant tout ce temps, mal entretenu, le château se dégrade. C'est seulement dans la seconde moitié du XIXème siècle qu'est engagée une restauration très importante. de cette époque datent tous les décors en stuc (encadrements de fenêtres et portes, ailerons de lucarnes, balustrades de balcons, frises en relief surlignant les arcs, médaillons et bustes de la façade, etc.). C'est aussi à ce moment que les toits des tours sont refaits à la mode médiévale, tandis que la construction du XVIIIème les avait réalisé plus élégamment en forme de dômes à lanterne. Après le déclin des décennies post révolutionnaires et la reprise puis la splendeur du XIXème siècle, vint une seconde période, si ce n'est de délaissement, du moins d'entretien minimum.

Après qu'une tentative de classement de Villemont ait échoué au début des années 1950 (le classement actuel est de fin 1974), ses propriétaires cherchèrent à s'en séparer. S'est alors présenté parmi les acquéreurs intéressés, un citoyen belge soit disant mandaté par des associations caritatives et soucieux d'installer dans les lieux un centre d'accueil pour enfants défavorisés. La vente fut faite à son profit à la fin du mois de mai 1958 par la propriétaire, héritière descendante directe des VEYNY. Le principal acte d'administration de ce nouveau propriétaire fut d'assurer le château à une forte valeur (le coût de la reconstruction) puis d'installer un échafaudage sur la Tour Ouest, de recommencer à faire repeindre le crépis par un maçon de Gannat.
Mais, à peine, un mois après la vente, dans la nuit du 3 au 4 juillet 1958, le château s'embrasait de toutes parts. L'origine criminelle de cet incendie fut avérée : on retrouva 6 ou 7 départs de feu. Toutefois, ni l'enquête de Gendarmerie, ni l'instruction pénale qui suivit, pendant 2 ans, ne permirent de retrouver l'incendiaire ! L'heureux propriétaire belge perçut donc une coquette indemnité d'assurance. Pourtant, le soir de l'incendie, les pompiers constatant que le château lui-même était perdu tentèrent de préserver les communs attenants de l'extension du feu. C'est ainsi que temporairement, la chapelle d'un coté et la cuisine de l'autre, purent être préservées. Mais il en était définitivement terminé des parquets Versailles, de ceux à décors étoilés en bois exotiques d'essences différentes, de la bibliothèque en citronnier et en ébène, des trumeaux et autres boiseries, des gypseries ornant les murs, tous envolés en fumée dans la nuit chaude d'un triste été auvergnat. Livrés à la végétation, les bâtiments furent rapidement la proie d'un extraordinaire développement de lierre et autres plantes grimpantes. Des arbres poussèrent en étage des communs, au dessus des voutes, dans les décombres formés par les bois de charpente et débris de toiture. Une gangue végétale prit possession des lieux, enveloppe les bâtiments jusqu'à les ensevelir sous un épais manteau de verdure. La grande cour d'Honneur, quant à elle, disparut, sous un véritable bois taillis. Des troncs d'érables, de chêne, de sureau atteignent vingt à trente cinq centimètres de diamètre. Après une période d'agonie un espoir réapparaît en 1995 : une opération de sauvegarde est entreprise permettant la renaissance de ce joyau du XVIIIème Auvergnat. Pendant près de 40 ans, depuis l'incendie du 4 Juillet 1958 qui emporta le château, l'ensemble du site fut abandonné aux caprices de la nature et a sombra dans un état de ruines avancé.
En 1992, en vue de sa revente après une très longue période de total abandon, le propriétaire décida de faire couper le bois taillis qui avait pris possession de la cour d'honneur. En septembre 1995, lorsque commença la reprise, les premiers efforts portèrent sur le débroussaillage.
A partir de 1997, le choix fut de privilégier les bâtiments qui avaient le mieux résisté aux outrages du temps et aux agressions de la nature. C'est ainsi que les premiers travaux portèrent sur la charpente et la couverture du pavillon d'entrée. Depuis, les travaux se poursuivirent notamment en décembre 2001. Volontairement, la restauration évita les finitions (enduits et décors en stuc caractéristiques de la rénovation du XIXème) pour éviter que leur réalisation en plusieurs étapes ne nuise à la nécessaire uniformité d'aspect qui devra être recherchée pour une mise en œuvre unique en fin de travaux.
L'avenir du château lui même est encore réservé. La reconstruction nécessite de très importants moyens. Mais peut on envisager cet ensemble, d'ampleur et d'un rare ordonnancement régulier et symétrique privé, de ce qui en est le noyau central.
L'intérieur restauré sous Louis XV renferme un grand nombre de tableaux et portraits historiques : ceux de Madame de Maintenon, de la Duchesse d'Orléans, abbesse de Chelles, de plusieurs membres de la famille de Colbert et des Clermont-Tonnerre. La destruction du mobilier du château de Villemont a privé l'histoire de la basse Auvergne d'un ensemble inestimable..

ÉVÈNEMENTIELS

• rencontres culturelles,
• animations,
• spectacles,
• expositions,
• séminaires,
• réceptions, publiques ou privées...

ÉQUIPEMENTS & SERVICES

• Parking autocar,
• Visites individuelles libres,
• Visites individuelles guidées...

CLASSEMENT

Une proposition de classement comme monument historique en 1948 fut refusée. Une autre demande d'inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1965 est restée sans réponse.
Le château a été inscrit partiellement et les dépendances entourant la cour classées monuments historiques le 17 mai 1974. L'ensemble du château est inscrit depuis le 18 octobre 2011. L'ensemble, y compris le parc, a été classé le 19 avril 2012.

 

■ Visite(s) conseillée(s)


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