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Église Saint-Martin à Polignac (Haute-Loire)

ÉGLISE SAINT-MARTIN

XIème - XIIème et 3ème ¼ XIXème siècles

Place de l'Église
43770 - Polignac
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

(non renseignés)
Contact
04 71 09 49 78

 

 
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■ D'une construction remarquable, bien qu'effectuée à différentes époques, l'église de Polignac est un véritable joyau de l'art roman qui mérite une visite attentive. Le chœur est des Xème et XIème siècles, la nef du XIIème siècle, sauf la dernière travée, qui fut ajouté au siècle dernier. Ses dimensions : 30m de long, 14m de large et 12m de haut (sous voûte) en font un édifice remarquable pour une petite agglomération.
L'église est (sauf la dernière travée à l'intérieur) construite en pierre taillée, ocre ou noire, provenant des coulées volcaniques de la Denise. Cette pierre se prêtant mal à la sculpture fine, a été remplacée pour la plupart des chapiteaux par la pierre blanche des carrières de Blavozy.
Le bâtiment comporte une nef centrale, deux nefs latérales et un transept incomplet. Les piliers massifs, en forme de croix, sont agrémentés dans les angles, par de belles colonnettes en fuseau, qui ornent également le pourtour de l'église.

L’existence de l’église Saint Martin est attestée dès 1062. Des chanoines y célèbrent la messe, jusqu’à ce que le vicomte de Polignac s’en empare. En 1128, l’évêque rétablit l’ordre des choses. En 1588 l’église est cédée sous la contrainte au Collège des Jésuites et rétrocédée en 1597. Mais en 1603 le Parlement Toulousain confirme le droit des Jésuites. Les villageois refusent alors de payer la dîme jusqu’en Juillet 1617, où le parlement Bordelais fait signer une transaction. L’intérieur de cette église romane, construite à partir de brèches volcaniques, mérite l’attention des visiteurs. Des fresques murales ont été mises à jour en 1923 et restaurées quelques années plus tard. La plus impressionnante demeure le jugement dernier à travers des tableaux de l’Enfer et du Paradis.
Imposante par sa taille, l'église a été régulièrement restaurée dès le début du XIXème siècle.

• LES CHAPITEAUX

Un groupe d'œuvres, dont les thèmes sont l'Agneau de Dieu, deux vieillards de l'Apocalypse, trois évangélistes, des lions et un griffon, mérite l'attention des visiteurs. Ce terme s'applique à l'élément architectural qu'est la colonne. Celle-ci est en principe destinée à remplacer le mur pour soutenir une voûte ou un plafond. Taillée dans la pierre, la colonne est soit "monolithe", soit constituée de plusieurs éléments identiques ou non, superposés. Elle est constituée de trois parties une base canée ou ronde, sur laquelle repose le "fut", qui porte à son sommet le chapiteau. Ce dernier élément épouse l'extrémité du fut et va en s'évasant plus ou moins pour donner la "corbeille", il se termine par une partie élargie, débordant la corbeille et constituant la table ou tailloir, destinée à recevoir les éléments à supporter.

Les artistes grecs ont peu à peu transformé la corbeille très peu décorée à l'origine en une véritable œuvre d'art où la virtuosité s'est donnée libre cours dans le "style corinthien". Ils ont utilisé pour cela des éléments végétaux : le lotus et surtout l'acanthe. Le lotus, plante sacrée de l'Orient, a plus ou moins l'allure du nénuphar. Elle pousse en milieu humide, ses feuilles arrondies sont portées par un long pédoncule. L'acanthe est une sorte de chardon à feuilles parfois très découpées, souvent épineuses et exige une pierre très homogène et de grain fin. À Polignac le lotus plus ou moins stylisé, est presque partout sur les frises des gros piliers en pierre volcanique, tandis que les vrais chapiteaux des colonnettes sont tous de couleur blanche et l'acanthe domine. La pierre blanche utilisée ici, est une "arkose" venant des carrières de Blavozy, près du Puy. Il s'agit d'une roche granitique, sédimentée dans un lac tertiaire.

À l'acanthe, les sculpteurs du Moyen-âge ont ajouté, d'autres feuillages présentés de diverses manières soit simples, soit sous forme de rinceaux et d'entrelacs. On trouve aussi des cordelières, des festons et une foule d'ornementations variées.
Les sculptures d'animaux et de personnages humains sont relativement peu nombreuses à Polignac. Ici il ne s'agit plus uniquement de décorations mais de figurations. Les chapiteaux deviennent porteurs de sens, ils se trouvent presque tous sur le côté sud de l'église. Les figurations animales sont surtout utilisées pour représenter les vices ceux de la langue (gourmandise, ivrognerie) y figurent par une curieuse tête humaine pourvue de deux oreilles pointues, et sortant de la bouche, deux serpents, symboles de la calomnie et de la médisance. Sur un autre chapiteau, un taureau furieux, sculpté dans un très bel ovale, symbolise la colère, ailleurs c'est une tête de veau emblème de la sensualité, plus loin un dragon se mord la queue, et un oiseau à allure d'aigle, les ailes entrouvertes semble nourrir ses petits.
Quelques rares scènes se rapportent directement à l'écriture sainte. C'est par exemple "l'agneau" figure du Christ qui s'offre en sacrifice, un vieillard présentant un calice, la main entourée d'un voile, un prédicateur en surplis, bras levé, semble enseigner un fidèle devant lui... Ces sculptures dont nous ignorons souvent la symbolique précise, devaient être expliquées aux fidèles par les desservants.

• LE CHŒUR

Les quatre piliers supportent une coupole à pans coupés qui passe du carré à l'octogone et à l'arrondi. Cette forme est fréquente en Auvergne. Les fresques de l'abside sont remarquables. La plus ancienne (détruite en partie) est du XIIème siècle, elle représente le jugement dernier. Elle a été modifiée au XIVème siècle, en son milieu, par une nouvelle, dite "frise des anges".
Une autre fresque de même époque mais de dessin différent, dans la chapelle latérale droite, représente quelques étapes de la vie de la Vierge.

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• LES ŒUVRES D'ART

Statues en bois polychrome et en bois doré, croix de procession, tableaux et lustres (dont 6 en cristal) sont mis en valeur et ceci surtout depuis la dernière restauration en 1983. On note l'absence complète de statues à l'extérieur de l'église à l'exception de deux petites figures humaines souriantes sur une frise extérieure de l'abside. À l'intérieur de l'église elles sont en nombre très réduit : la plus ancienne de l'église, probablement du XIIIème siècle, est celle de "Sainte-Anne aïeule", elle est derrière l'autel dans une niche de protection. Sainte Anne, grand-mère de Jésus, est assise, habillée d'une sorte de guimpe, d'un voile bleu et d'une longue robe brune, sa fille Marie est assise sur ses genoux et tient à son tour son fils Jésus dans la même posture. La statue, haute de 70 centimètres, est en bois. recouvert de teintes polychromes. On note immédiatement qu'elle n'est pas l'œuvre d'un artiste confirmé mais appartient à "l'art naïf" du moyen-âge.
Deux autres statues, en bois doré, du XVIIème ou XVIIIème siècles, plus grandes sont placées contre les piliers du chœur : à droite saint Martin patron de l'église, et à gauche une vierge de la primitive église, portant d'une main la palme des martyrs, et de l'autre une griffe de fer instrument de son supplice. On pense qu'il pourrait s'agir de sainte Philomène.

Une autre statue de même facture mais plus petite est placée sur l'autel de l'absidiole nord, c'est une belle vierge accueillante, écrasant le serpent sous ses pieds. À voir aussi après la porte de la sacristie, une peinture, probablement du XVIIème siècle, peut-être d'inspiration espagnole, représentant la rencontre de Jésus flagellé et couronné d'épines, avec Marie, sa mère dans la nuit de la passion. Une sorte de lanterne éclaire faiblement la scène et en bas à droite, un petit coq s'apprête à chanter, allusion au reniement de Pierre. Plusieurs croix de procession, certaines en bois doré de belle facture, étaient portées lors des processions par les membres des diverses confréries. Elles sont fixées sur les piliers ou le mur, côté nord.

• L'EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE

Dès l'entrée, l'ensemble frappe par ses proportions très harmonieuses (34 m. de long, 14 de large et 12 m. sous voûtes). Celle-ci sont, comme l'ensemble de l'édifice, en pierre de taille, donc très lourdes. Pour les soutenir, deux rangées de quatre piliers massifs en forme de croix. Dans les angles rentrant de ces piliers de fines colonnettes ont été placées pour les alléger agréablement. De part et d'autre de la nef centrale, s'ajoutent deux nefs latérales de même facture, mais de dimensions moindres. Une particularité plutôt rare dans nos régions est la présence d'une coupole au niveau du chœur, au-dessus de l'autel principal. Partant d'une base carrée, l'architecte réunit les quatre piliers par un cintre imposant et coupe les angles par des "trompes ou pendentifs qui lui permettent de passer du carré à l'octogone. Ici, la coupole n'est pas une demi-sphère régulière, mais elle est composée de huit triangles curvilignes qui se rejoignent en un cercle de pierre dans lequel est incrustée une rosace.

Cette particularité est unique dans la région. L'église se termine par l'abside centrale et deux absidioles latérales demi-circulaires surmontées d'une voûte régulière en quart de sphère. (Nous reviendrons sur les fresques remarquables qui l'ornent).

 


Édifice classé au titre des monuments historiques depuis le 29.01.1902.

 

 

■ Visite(s) conseillée(s) à ou près de la ville de Polignac


 

• La ville de Polignac --► 
• Le château de Polignac --► 

           07.01.2017

 

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