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44.4153, 3.0017

ÉGLISE SAINT-PIERRE ET SAINT-MICHEL
Saint-Urcize (Cantal)

XIIème, XIVème et XVème siècles

Le Bourg
15110 ~ Saint-Urcize
 

DATES ET HORAIRES DES VISITES
___

Ouvert toute l'année
(Informations : non renseigné)

 
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■ Magnifique église romane du XIIème siècle, la seule à posséder dans son clocher à peigne une des plus anciennes cloches de France datant de 1583 et autour du cœur un déambulatoire voûté en quart de cercle. Cet ancien prieuré de dimensions modestes, est le seul monument à déambulatoire que possède la Haute-Auvergne. Le magnifique chevet est roman (XIIème siècle), la nef quant à elle date des XIIIème et XIVème siècles. Un clocher à peigne surmonte le mur Ouest.

A l'intérieur, une peinture représentant Saint-Michel terrassant le démon, orne la chapelle du bas-côté gauche et dans la petite chapelle derrière l'autel, on remarque un superbe Christ au tombeau, en pierre colorée du XVème siècle. A l'intérieur d'une des chapelles latérales se trouve un objet exceptionnel classé "Monument Historique" en 1980. C'est le Calice qui fut utilisé au cours de la messe célébrée par le confesseur de Louis XVI, l'abbé Henri E. de Firmont, à la prison du Temple, le matin de l'exécution du roi. Ce calice en argent et vermeil est l'œuvre d'un orfèvre parisien ; les poinçons de charge et décharge situent sa fabrication entre les années 1713-1715. Au revers du pied sont gravées des armoiries qui seraient celles de la famille de Randon, originaire du Languedoc et qui pourraient se lire ainsi : d'azur à la face d'argent chargée d'un cœur de gueules, accostées de deux gerbes d'or liées du même et en pointe d'une ancre d'or.

Transmis de prêtre en prêtre, il est retrouvé au milieu du XIXème siècle, dans l'Est de la France chez l'abbé Saint Pée d'Amon. Celui-ci l'offrit à un parent Pierre Jean Ipcher, futur curé de Saint-Urcize, pour la célébration de sa première messe. C'est ainsi que le village a recueilli et conserve précieusement cet émouvant témoin de l'Histoire.

• HISTOIRE

L'église de Saint-Urcize est sous l'invocation de Saint-Pierre et de Saint-Michel. L'édifice actuel date des XIème et XIVème siècles. Le chevet est la partie romane la plus ancienne, puisque dès 1074 Robert de Saint-Urcise donnait l'église au monastère de Saint-Victor de Marseille.

Cet édifice, le seul à déambulatoire que possède la Haute Auvergne, paraît avoir été édifié par un atelier auvergnat, mais des affinités sont à rechercher à Conques, la célèbre voisine rouergate, ainsi qu'à Sainte-Eulalie d'Olt. Le déambulatoire typique des églises de pèlerinage s'explique surement par la présence de reliques de Saint Urcise, évêque de Cahors, dont la chape est encore mentionnée en 1324 dans les documents concernant l'hôpital d'Aubrac. Extérieurement, l'abside entourée des trois chapelles rayonnantes et la nef trapue dominée par le clocher à peigne donne à l'ensemble une certaine élégance.

Le chœur édifié à la fin du XIème siècle est de style roman. Le mur circulaire du chevet est percé de trois baies et décoré de neuf arcatures supportées par des colonnettes; il domine le toit tournant du déambulatoire. Une corniche à corbeaux sculptés supporte le toit en schiste du pays qui vient couronner le tout. Les absidioles semi-circulaires sont percées d'une petite baie romane. Quatre baies plus importantes séparent les chapelles et éclairent le déambulatoire. La polychromie des pierres confère à l'édifice un effet des plus heureux. Si l'appareil de construction de l’église est généralement en granit gris, les pierres d'ornementation du chœur et des chapelles rayonnantes sont, soit en granit, soit en tuf rougeâtre ou brun méthodiquement ordonnés. Le clocher à peigne, percé de quatre baies, domine le mur ouest.

Détruit en 1794, il fut reconstruit après la Révolution. La cloche la plus petite datant de 1583 porte les initiales du fondeur F.P et l'inscription : "Dieu veulhe préserver la Crestienté de tous périlz et ennemis". Il s’agirait d’une des plus anciennes cloches de France. Intérieurement, la nef gothique surprend par ses dimensions réduites puisqu’elle est plus large que longue (11 m sur 9 m) et ne comporte que deux travées séparées par un arc doubleau reposant sur un chapiteau de colonnes. La voûte est couverte de lambris.

Depuis 1991, de nouveaux vitraux représentant des animaux bibliques ornent les baies romanes du déambulatoire. Deux chapelles latérales s'ouvrent en avant du déambulatoire. Celle de gauche voûtée d'ogives, est une chapelle funéraire dédiée à Saint-Michel. Les retombées de ses arcs s'appuient sur deux consoles figurant des moines. Sur le mur, une fresque du XVème siècle découverte lors de la restauration de 1969, représente Saint-Michel terrassant le dragon. A la clé de voûte figuraient autrefois les armes des Beaufort-Canilhac, seigneurs de Saint-Urcize à qui cette chapelle servait de sépulture. C'est là qu'auprès de son épouse reposerait Marquès de Beaufort-Canilhac, neveu du pape Clément VI et frère consanguin du dernier pape français Grégoire XI, qui ramena le siège de la papauté d’Avignon à Rome. Dans la chapelle rayonnante centrale, on peut admirer un Christ au Tombeau avec une Piéta en pierre peinte, qui proviendrait de la domerie d'Aubrac. Parmi les trésors soigneusement conservés figure un calice armorié en argent et vermeil, qui selon la tradition aurait servi pour célébrer la dernière messe de Louis XVI au Temple. Donné à Pierre-Jean lpcher, prêtre de Saint-Urcize par l'abbé Saint-Pée d'Amon, il proviendrait du confesseur du roi, Henry Edgeworth de Firmont, prêtre irlandais qui accompagna le souverain à l'échafaud le 21 janvier 1793.

La coquille figurant au dessus de la porte d'entrée de l’église, sous le porche, rappelle que Saint-Urcize fut au Moyen Age une étape du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Selon M. Raymond Oursel, un itinéraire de pèlerinage placé sous le contrôle de l’abbaye de la Chaise-Dieu, passait la Margeride à la Croix du Fau, puis de Saint-Chély d'Apcher, se dirigeait vers Saint-Urcize, Laguiole, le château du Bousquet et Entraygues avant de rejoindre Conques. Pour cet auteur, les dispositions de l'église de Saint-Urcize, en particulier l'ampleur de son chevet, ne s'expliquent guère que par ce trafic. Cet itinéraire le plus ancien reliant les lieux habités de l'Aubrac aurait été emprunté par Godescalc, Evêque du Puy, lors de son pèlerinage effectué vers Saint-Jacques de Compostelle en 951...

 


Édifice classé au titre des monuments historiques en 1921.

           11.11.2016

 

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